qui sommes - nous ? | nos prestations | golf et environnement | informations pratique | ||
notre philosophie | l'histoire du Domaine | nos partenaires culturels | ||
C’était probablement ce château qui existait déjà en 1479, connu dans les comptes du Roi Louis XI sous la dénomination de « Logis du Roy ». Le Roi Charles VII vint plusieurs fois chasser à Bélesbat. En 1490, le Domaine de Bélesbat est cédé par Louis XII à Jean Hurault, et c’est ainsi que les Hurault devinrent Seigneurs de Bélesbat. Durant deux siècles, cette famille posséda la terre de Bélesbat. Au XVIe siècle, Robert Hurault épousa la fille de Michel de l’Hospital, célèbre Grand Chancelier de France dont la postérité devait en faire « l’Apôtre de la Tolérance ». Le nom de ce grand homme fut ainsi lié avec Bélesbat, il y est mort. En 1684, Charles-Paul Hurault, dit « Marquis de Bélesbat », hérita de son père. Gardant la poterne et les communs du château, c’est lui qui a reconstruit Bélesbat, c’est lui également qui a créé le parc, détourné l’Essonne pour former une sorte de grand canal parallèle à la maison, creusé la pièce d’eau et tracé les grandes allées qui forment des étoiles à la manière de Le Nôtre. Charles-Paul n’ayant pas d’enfants, ce fut donc son neveu qui hérita, et lorsqu’il vendit Bélesbat en 1706, c’en était terminé des Hurault à Bélesbat. Il ne reste plus en ces lieux que leurs armoiries au fronton de la poterne et ces lions de pierre veillant de part et d’autre du pont sur les douves, pont qui au XVIIIe siècle devait remplacer le pont levis. En mai 1706, Jean Baptiste Berthelot de Duchy devint propriétaire de Bélesbat. Vivrier du Roi, Berthelot y reçut fréquemment la visite de sa nièce, Agnès Berthelot de Pléneuf, connue comme la marquise de Prie, et maîtresse du duc de Bourbon Condé. Lorsque ce dernier fut nommé premier ministre en 1723, la marquise devint donc la femme la plus puissante du royaume. Pendant trois ans – le duc de Bourbon perdra le pouvoir en 1726 -- Bélesbat va être au centre de la vie politique et culturelle. Montesquieu vient à Bélesbat régler des affaires privées – et ne manque pas l’occasion d’adresser des vers à la marquise de Prie. En 1725, l’année du mariage de Louis XV à Fontainebleau, Mme de Prie fit venir plusieurs poètes, dont Voltaire, qui improvisèrent une mascarade, au cours de laquelle le curé de Courdimanche, à demi ivre, fit son testament désignant Voltaire comme son successeur à la cure de la paroisse… La Fête de Bélesbat, publiée dans les œuvres de Voltaire, marque l’apogée de la vie culturelle du château. En 1740, à la mort de Berthelot de Duchy, le château fut cédé par ses héritiers aux Pescheux, seigneurs de Guigneville. Ce sont eux qui délaissèrent le château et firent abattre les arbres en 1747-48. Cette famille garda Bélesbat une trentaine d’années environ puis la seigneurie fut acquise par une succession de personnes. Les derniers occupants du château, les Raynal, l' achetèrent en 1920 ; en 1963, après la mort de Madame Raynal, le mobilier du château fut dispersé, et la propriété fut vendue à une société immobilière. Acheté de nouveau en 1988 par M. Shimada, le château fut restauré et converti en hôtel en 1991. |
||
![]() | ||