Histoire du Domaine de Bélesbat, propriété seigneuriale datant du XIVe siècle, converti en hôtel - golf - resort depuis 1998.
Histoire d’un paysage culturel de la Tolérance : Bélesbat
La Forêt : Histoire de Bélesbat aux XIVe-XVIe siècles.
Propriété royale dès le XIVe siècle, Bélesbat est remarquablement bien situé au coeur de la Forêt de Fontainebleau, le lieu de chasse préféré des rois de France. Elle était fréquenté par les personnalités les plus nobles, les souverains, les plus grands artistes et écrivains de la France entière et d’au-delà. Les Hurault, gens d’épée, de robe et de culture, qui entouraient et conseillaient les rois, on été les premiers occupants de Bélesbat, après la fin dramatique de ce personnage singulier, barbier devenu Chancelier de Louis XI, Olivier le Daim, en ce lieu considéré comme hanté de puissances magiques et divines. La forêt sauvage de Fontainebleau était comme un lieu de ressourcement pour les Parisiens en quête des éléments de la nature et Bélesbat un havre de paix et de bien-être. Jean Hurault en fera le château seigneurial des Hurault, édifié en briques, cantonné de quatre tours et protégé de douves, avec un imposant châtelet d’entrée à leurs armes, flanqué de deux tourelles en poivrière.
Le Parc : Histoire de Bélesbat aux XVIe-XVIIe siècles.
Michel de l’Hospital, Chancelier de Catherine de Médicis, homme de lettre ami de la Pléiade, politicien réformateur, artisan de la paix et initiateur de la tolérance religieuse, s’est lié aux Hurault. Sa riche bibliothèque a inspiré une lignée culturelle dans le château qui a vu naître les plus grands serviteurs de l’État, magistrats et diplomates, quittant les armes pour illustrer la culture la plus raffinée des humanistes, et les Précieuses qui y faisaient salon. Ils ont voulu domestiquer les forces de la nature, l’Essonne, la forêt, le gibier et les vallons, en aménageant, selon les dires de Saint-Simon, un des plus beaux parcs et jardins de France pour y attirer les visiteurs de qualité. Le blason familial,« D’or à la croix d’azur cantonnée de quatre ombres de soleil du même », au-dessus du portail de la poterne, préservé au moment de la restauration du château en parc par Charles-Paul Hurault de l’Hospital, et met le château sous le signe augural du Soleil.
La Fête : Histoire de Bélesbat au XVIIIe siècle.
Agnès Berthelot de Pléneuf, dite Madame de Prie, a redoré plus encore le blason de Bélesbat, au début du XVIIIe siècle. Maîtresse du duc de Bourbon Condé, elle y tient cour et « un salon princier », faisant de Bélesbat le centre de la vie politique et culturelle. Devenue la femme la plus puissante de France lorsque le duc devient premier ministre en 1723, elle y reçoit Montesquieu qui essaie de concevoir une société idéale donnant des assises institutionnelles à l’exercice de la liberté humaine. À ce salon, Voltaire lui a voué une pièce, la première du genre, entièrement improvisée par les participants à la manière d’un happening : la Fête à Bélébat. En 1725, lorsque Louis XV se marie à Fontainebleau, Mme de Prie fait venir des poètes avec Voltaire, qui improvisent cette mascarade, qui marque l’apogée de la vie culturelle du château. Prenant pour modèles les « Saints à faire » ayant illustré la Tolérance, Henri IV, De Thou et De L’Hospital, noms étroitement liés à Bélesbat, il entreprend dès lors son grand voyage, comme s’il était une dernière fois venu se ressourcer à la demeure par excellence de la Tolérance. Installé à Ferney, à la lisère du protestantisme et du catholicisme, où il établira un modèle de société idéale et autonome.
Depuis plusieurs années, le DOMAINE de BELESBAT organise des soirées culturelles à la découverte du patrimoine mondial de l’UNESCO, de lointaines civilisations, ou encore de grands artistes tel que Mozart, Jean Francois Millet...
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